Les sanctions de l'abus de
faiblesse
Comme la personne
physique, coupable du délit d'abus de faiblesse, la personne morale déclarée
pénalement responsable encourt aussi, la peine d'amende de 375.000 euros.
Les peines
complémentaires :
La personne physique,
coupable du délit d'abus de faiblesse, encourt notamment :
- l'interdiction des droits civiques, civils
et de famille ;
- l'affichage ou la diffusion de la décision
prononcée ;
- la fermeture, pour une durée de cinq ans,
au plus, de l'établissement ayant servi à commettre les faits incriminés ;
- l'interdiction, pour une durée de cinq ans,
au plus, d'émettre des chèques autres que ceux qui permettent le retrait de
fonds ou ceux qui sont certifiés. La personne morale déclarée pénalement
responsable encourt notamment :
- l'interdiction d'exercer directement ou
indirectement une ou plusieurs activités professionnelles ou sociales ;
- la fermeture définitive ou pour une durée
de cinq ans, au plus, de l'établissement ayant servi à commettre les faits
incriminés ;
- le placement, pour une durée de cinq ans,
au plus, sous surveillance judiciaire.
Le démarchage à domicile
Dès qu'une vente se
réalise en dehors des circuits de distribution traditionnel, il s'agit d'un
démarchage. Cette pratique commerciale s'accompagne souvent de méthodes
agressives, si bien que certaines personnes achétent un bien ou demande
l'exécution d'un service qui ne les intéressent pas.
Une réglementation stricte protège le
consommateur qui contracte à la suite d'un démarchage.
Des sanctions civiles et
pénales sont prévues si...
violation des règles sur le
démarchage à domicile par la nullité du contrat. Les infractions relatives à
l'absence de formulaire détachable, à la faculté de rétractation et aux mentions
du contrat sont passibles d'un emprisonnement d'un an et/ou une amende de 3.750
euros
Le crédit à la consommation
Le recours au crédit afin
d'acheter des biens de consommation est une pratique qui s'est fortement
développée ces dernières années. Les banques ont souvent imposé leurs règles et
des abus ont été commis. Le législateur est intervenu afin d'apporter au
consommateur une plus grande protection. Le législateur a prévu différentes
règles visant à informer le consommateur sur le crédit à la consommation. Le
prêteur effectuant une publicité sur une opération de crédit réglementée a
l'obligation de mentionner les dispositions suivantes :
- l'identité du prêteur,
- la nature, l'objet, la durée de l'opération proposée,
- l'indication du montant, des remboursements par échéances ou, en cas
d'impossibilité, le moyen de le déterminer ; ce montant comporte le coût de
l'assurance et le cas échéant, les perceptions forfaitaires,
- le nombre d'échéances, pour les opérations à durée déterminée.
- le taux effectif global à l'exclusion de toute autre indication de taux.
Le professionnel qui ne respecte pas ces dispositions dans ses publicités
encourt une amende de 1.500 euros
Les arrhes et acomptes
Que ce soit pour réserver un
article non disponible ou dans l'attente d'une livraison, le consommateur peut
être amené à verser une somme d'argent. Le paiement, avant la livraison du bien
commandé ou l'exécution d'une prestation de service, est tout à fait autorisé.
Il permet pour les entreprises de se prémunir contre les risques de
non-paiement.
L'envoi forcé
Il arrive qu'un
professionnel adresse à un consommateur des biens qu'il n'a jamais commandés en
lui précisant qu'il peut les garder en payant le prix ou les réexpédier.
Cette pratique commerciale est interdite par
le code pénal. L'envoi forcé est sanctionné si plusieurs conditions sont
réunies.
Lorsque le...
consommateur envoie au professionnel un document découpé dans une offre
publicitaire, l'envoi est tout à fait licite.
En revanche,
l'envoi est illicite si le
consommateur n'a rien commandé.
L'envoi est qualifié de forcé lorsque la
preuve de la demande du consommateur ne pourra être établie par le vendeur.
Le bien envoyé au
consommateur doit être accompagné d'une lettre précisant que l'objet doit être
payé ou renvoyé au professionnel.
Les sanctions de l'envoi forcé :
Le professionnel, coupable
de la contravention d'envoi forcé encourt des sanctions pénales et civiles.
la personne physique
: une amende de 1.500 euros au plus et 3.000 euros en cas de récidive.
Les personnes morales encourent une amende de 7.500 euros au plus et 15.000
euros en cas de récidive.
Les peines complémentaires
Les
sanctions civiles :
La vente est nulle
pour absence de consentement. En d'autres termes, le consommateur ne doit ni
payer le prix, ni retourner le bien envoyé.
En revanche, il ne peut l'utiliser et il doit le rendre au professionnel si
celui-ci vient le rechercher.
Le code pénal prévoit..:
Article R. 635-2 - Le fait
d'adresser à une personne, sans demande préalable de celle-ci, un objet
quelconque accompagné d'une correspondance indiquant que cet objet peut être
accepté contre versement d'un prix fixé ou renvoyé à son expéditeur, même si ce
renvoi peut être fait sans frais pour le destinataire, est puni de l'amende
prévue pour les contraventions de 5ème classe. (...)
Modèle de lettre pour refuser
un envoi forcé
Le ... (date de
réception de l'article) vous m'avez fait parvenir ... (nom du produit)
accompagné d'un courrier et d'une facture.
N'ayant absolument rien commandé, je n'ai pas cru bon de répondre.
Vous me réclamez aujourd'hui le paiement de cet article ou son retour à mes
frais.
Je vous rappelle que cette pratique est illégale. En effet, l'article R. 635-2
du Code pénal puni "ceux qui auront fait parvenir à un destinataire, sans
demande préalable de celui-ci, un objet quelconque accompagné d'une
correspondance indiquant qu'il peut être accepté par lui contre versement d'un
prix fixé ou renvoyé à son expéditeur, même si ce renvoi peut être fait sans
frais pour le destinataire".
La loi m'autorisant à ne pas réexpédier cet article, il vous appartient de le
récupérer par vos soins. Je le tiens à votre entière disposition et vous prie de
bien vouloir cesser de m'importuner.
Faute de quoi, je me verrais dans l'obligation de porter plainte auprès du
Procureur de la République.
Recevez, Madame, Monsieur, l'assurance de mes sentiments distingués.
(Signature)
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